lundi 29 septembre 2008

Ces petites habitudes...

Que les autres (les Gens, ceux qu'on voit quand on sort de chez soi. Voire même ceux qui vivent sous le même toit que nous !) ne comprennent pas.

Du genre, relire un livre pour la quinzième fois - ou regarder une série/un film six fois par an/mois/semaine/jour. J'ai déjà dû affronter des regards hébétés, perplexes, voire carrément surpris à l'idée que l'on puisse manger deux fois au même plat (façon de parler hein).
Ca ou... Boire quatre litres de thé par jour. Là on me prend simplement pour une folle.
Vivre dans une chambre systématiquement non-rangée. J'y peux rien - je m'angoisse dès je dors et travaille dans un endroit parfaitement ordonné.
Me laver les cheveux chaque matin (le soir pendant les chantiers archéologiques). Au moins j'ai abandonné mes manies de gamine de me faire cinq shampoings par douche et de passer une heure à barbotter dans une eau à 50° (avec la conséquence tragique
pour le reste de la famille de vider le ballon d'eau chaude...)...
Concernant mon travail à l'université, depuis maintenant deux ans je ne peux m'empêcher de problématiser tous les sujets d'exposés et de partiels qui me sont soumis dans mon cursus d'Archéologie. C'est bien, mais inutile - le sujet,
étant la problématique. Déformation issue de mon DEUG d'Histoire - pardon aux familles, toussa...
Dévorer les catalogues de l'
Homme Moderne, Maison et Confort (pour ne citer qu'eux) et fixer avec convoitise tous les bibelots et gadgets kitchissimes qui y sont proposés. A côté, mes licornes à paillettes sont d'une sobriété et d'un bon goût incomparables.
Acheter des cahiers pour ne jamais écrire dedans. J'ai de quoi scribouiller pendant des années sans avoir à me réapprovisionner chez Clairefontaine
sans compter les feuilles de classeur vierges etc... Idem pour les stylos et carnets ._.
Fuir comme la peste les repas de famille.
Procrastiner. Pas trop fort non plus hein
et puis de toutes façons, avec le M1 de cette année, va falloir que je passe à la vitesse supérieure, alors bon...

Et tellement d'autres - mais j'préfère éviter de passer pour la fille irascible que je suis :]

vendredi 5 septembre 2008

Tu vois le Nord ?

- Ouais, pourquoi ?
- Ben pareil.

Ca m'apprendra à espérer. Je suis définitivement une abrutie congénitale qui mérite une lobotomisation pour acharnement optimiste forcené. C'est vraiment pas permis d'être aussi con.
On me dira que c'est pas si loin, 35 km. C'est juste aussi pire que 350 ou 3500, dans la mesure où il m'est impossible de les franchir sans me pointer avec mes gros sabots.
En plus, y'a rien à voir là-bas. Nada. Pire que chez moi. Rhâ ces Saint Prissiens, pas foutu d'avoir UNE ONCE de byzantin quand il faut. Bande de cons.
Théoriquement son machin, ça remonte à l'époque gallo-romaine, mais juste de par le nom. C'est beau d'avoir fait du latin.
Dans la pratique, ça touche concrètement une motte de terre de bouseux nauséabonds de l'An Mil (pardon Sophie, je sais que le Moyen-Âge urbain c'est ton dada, mais si ça ne concerne pas le Proche-Orient, je pleure. D'ailleurs trop tard - je pleure déjà. Bref.).
Oui, je suis de mauvaise foi. 35 km en voiture, c'est plus chiant que 40 minutes de train de banlieue+RER+métro. J'me vois mal aller le cueillir à la sortie du lycée :
- Tiens, salut - le hasard fait bien les choses ! Alors, la baise ?
(clin d'oeil à Dominique qui ne me lira pas, et c'est tant mieux).

En fait, je l'ai mauvaise. Parce que si un mec aussi intelligent ne parvient qu'à devenir prof de lycée - fut-il placé dans la plus charmante commune du Val d'Oise avec des élèves miniontouplinkigazouillent, je n'ose imaginer où MOI je vais m'échouer après mon doctorat.
Vous me direz, pour s'échouer quelque part après un doctorat, il faut déjà accéder au doctorat. C'est pas faux. Surtout que je ne suis toujours pas sûre d'avoir ce cher Dominique comme directeur de munster (faites gaffe, jeux de mots pourraves à l'horizon. Barrez-vous pour sauver vos vies !) de bise au teint. (Tuez-moi.)
Il reste toujours le coup du File bosser 4 ans pour l'IFPO et puis tu verras bien !. Certes. Mais quatre ans, ça passe vite - surtout si mon étude porte sur un sujet vaste. Vous me re-direz Faudrait-il encore pour cela que tu arrives à trouver un sujet qui motive les gars de l'IFPO à te prendre, hé patate ! Et vous n'aurez toujours pas tort, bande de vils !

Bouhouhou. Je vous déteste.
*retourne pleurer dans un coin poussiéreux et bordélique de sa chambre*